«Baise-personne» « L’homme serein est celui qui a le ventre plein et les couilles vides ! » ( San-Antonio)
L’homme est triste après l’amour. C’est faux. C’est sans amour que l’homme est triste. Il se flétrit, s’aigrit, se luxe le poignet à force d’utilisation prolongée sans avis médical. Un homme sans amour n’est plus que l’ombre de lui-même, l’ombre de sa main, l’ombre de son chien (pour les zoophiles), l’ombre de Jeanne Calment ( pour les gérontophiles). Mais où trouver l’amour de nos jours, en dehors de la rue St Denis ou du bois de Boulogne ? Il existait, autrefois deux types de femmes : les belles et les moches. Toutes avaient leur chance, les belles avec Rothschild et les moins gâtées par la cruelle mère nature avec Fernand Létron, plombier zingueur à Fourtout- sur-Yvette. Car s’il y a une chose qui se marrie bien avec les tops-canons, c’est le Fric (je mets une majuscule à « fric » parce que j’en ai pas, mais on ne sait jamais, on n’est jamais à l’abri de la richesse des autres). Tu verras jamais un smicard se faire brancher par un mannequin. A l’inverse, prends le pire des Quasimodos d’un village de vacances pour lépreux, habille-le en Cerruti et installe-le au volant d’une Ferrari. Fais circuler le tout sur la croisette en agitant de jolies coupures à l’effigie des Curie. L’effet est instantané. En moins de temps qu’il n’en faut à un suppositoire pour se fondre dans ton anatomie, une nuée de créatures de rêve, à côté desquelles la superbissime Claudia Cardinale passerait pour le clone d’Alice Sapritch, font subitement leur apparition. De nos jours, une troisième catégorie est venue s’insérer entre les deux premières : les fausses belles, qui ne pas non plus tout à fait de vraies moches. Les belles pré-fabriquées que je définis comme étant les mignonnes virtuelles. Pourquoi virtuelles me demanderas-tu, lecteur curieux ? Parce qu’elles ne sont que des images façonnées, agréables à l’œil, certes, mais d’une fadeur qui ferait passer un dimanche après-midi sur France 3 Auvergne pour le carnaval de Rio, quand la fête bat son plein et que touristes et travestis se mélangent dans une explosion de rythmes de sambas endiablées, et de promiscuités propices aux copulations mélangées ! Néanmoins, toutes ne ressemblent pas à une pub vivante pour poupée gonflable, donc gonflante. Ainsi, tous les matins, je m’arrête dans un café-tabac proche de mon lieu d’esclavage quotidien, pour siroter un café si fort qu’il troublerait le juste sommeil du soldat inconnu, et qui m’aide à émerger des brumes post nocturnes dans lesquelles je suis encore plongé, à l’heure où les crétins techno-débiles quittent leur usine de décibels défécatoires, le regard aussi expressif qu’un déchet canin égaré sur le trottoir. Une splendide jeune fille tient la caisse du tabac. Je m’approche d’elle et lui demande d’une voix aussi tremblante que celle d’un puceau, interrogeant pour la première fois une fille de joie sur les tarifs en cours sur le boulevard :
« Bonjour, un paquet d’Hollywood sans filtre s’il te plait. Et un tac o tac ! » C’est osé, non ? Je n’ai jamais su parler aux femmes, surtout à celles qui me plaisent. Celles dont je me fous royalement, je les aborde sans aucun complexe, mais quand j’ai en face de moi une fille avec qui j’aimerai partager autre chose que la position horizontale, je perds mon latin, mon grec, et ma langue, pourtant si appréciée des clitoris de mes rares conquêtes, se met à fourcher. Je bafouille, transpire, les genoux tremblants comme un danseur de charleston parkinsonien, et mon cœur sort de sa cavité poitrinale, tant ses battements sont rapides. Eh oui, mesdames, en présence des plus désirables d’entre vous, je perds environ 150% de mes moyens, lesquels sont pourtant sans prétention aucune au- dessus de la moyenne. Le jeune homme intelligent (et alors ?) que je suis, se métamorphose en adolescent pré-pubère qui devrait passer la nuit en compagnie des plus sexy des participantes d’un casting d’une production de Marc Dorcel. S’en est ainsi avec ma délicieuse vendeuse de nicotine. Je la regarde, puis baisse les yeux pour ne pas lui dévoiler le trouble profond qu’elle occasionne dans mon circuit neuronal et l’influence qu’elle a sur la dilatation de mes modestes organes reproducteurs. C’est qu’elle me plait, la gentille. Pas très grande, des cheveux courts en bataille, au reflet rouge, un dos qu’on aimerait masser longuement dans un moment de détente paradisiaque, des seins arrogants, qui défient la gravité, qui foutraient des complexes à un obus de la dernière guerre, et qui sont une invitation à la tétée. Une bouche rieuse que j’aimerais dévorer sans modération, armée d’un sourire mutin qui m’embrase l’essence (pardon, les sens, c’est te dire si elle me trouble !), un regard profond qui flanquerait le vertige à un alpiniste et un cul divin potelé mais ferme et rond qui m’occasionne une raideur de là à là, car il provoquerait un cyclone sous la ceinture d’un centenaire paraplégique.
Et la cerise sur le gâteau, une bonne humeur et un humour à toute épreuve, bref une fille qu’on imagine aisément sur une scène de music-hall plutôt que derrière le comptoir d’un bar-tabac. Je l’aime d’un amour brulant et dévoué, mais malheureusement, son cœur et son merveilleux cul sont déjà occupés, c’est toute l’histoire de ma vie. Ne t’imagine pas qu’elle est parfaite. Elle a dieu merci de menus défauts qui font d’elle un être terriblement humain et non pas une poupée Barbie et donc barbante. C’est ce qui la rend désirable et désirée.
Rien à voir avec ces potiches virtuelles, décolorées à l’eau de Javel, insipides et cliniques, qui ondulent de la croupe en agitant les sacs à lait qui leur servent de seins, dans le but d’enflammer les braguettes de ceux pour qui l’emballage est plus important que le contenu. Elles ressemblent à des oignons dans leurs pelures vestimentaires. Lorsqu’on les épluche, les larmes nous viennent, de déception. Le coca et les hamburgers font des ravages chez les jeunes. A vingt ans, leurs fesses ressemblent à des sacs postaux vidés de leur contenu. Leurs seins, gras et laiteux, s’ils ne sont pas encore plastifiés, sont un appel, non plus à la tétée, mais à la traite, à l’instar des mamelles bovines des prairies normandes. Le tout greffé sur un tronc aussi squelettique que la radiographie d’un Ethiopien en période de Ramadan ( je mets une majuscule à « ramadan » parce que j’ai des copains musulmans). L’addition est rudimentaire : gras+os+cul+nichons= jeune fille moderne, que des amateurs d’insignifiance plastique se bornent à nommer « top-canon ».
En fait de canon, elles seraient plus proches de ceux de Navaronne. Les muscles aux oubliettes ! Certes, le minois est joli, la bouche aspirante et le cul accueillant, mais une fois déshabillées, elles ressemblent à une canette d’Orangina qui aurait autant de conversation qu’une concierge ibérique..
J’ai pu le constater lors de mes dernières vacances sur la côte méditerranéenne. Au gré de mes escapades en ville, j’admirais leur fessier rebondi, sans m’imaginer que le surplus graisseux était comprimé par l’épaisse toile du jean, comme des sacs de voyage que l’on bourre, eux aussi, de vêtements et que l’on a toutes les peines du monde à refermer. Je les regardais onduler du bassin, les nichons dressés, sans doute maintenus par une armature métallique plus proche de l’échafaudage que du soutien-gorge. Leur joli visage poupin, rayonnant d’imbécillité nourrie de discothèque techno-mes choses, un sourire qui est une invitation à la débauche, l’air aussi salope qu’une pensionnaire de maison close d’un faubourg de Bangkok. Le big choc s’est produit à la plage. Une fois débarrassée de leurs pelures citadines, c’était un spectacle effrayant qui s’offrait à mon regard de mâle lubrique. Terminée, l’excitation, place à l’effroi ! Des fesses grasses, qui débordent du maillot de bain, pour fillette anémique, tel du lait oublié sur le feu, veinées de bleu comme les dessins des cours d’eau sur les cartes de géographie qui tapissaient les murs de classe de mon enfance. Les côtes saillantes, surmontées de seins blafards. Une véritable étale de boucherie, sauf que la viande me paraissait moins comestible. J’ai malgré tout voulu y goûter, plus poussé par la curiosité luxurieuse de leurs performances horizontales, que par l’excitation. Je me retrouvais donc dans un Mac Mesburnes, à manger une éponge, à siroter un sous produit d’Atlanta, tout en écoutant d’une oreille distraite les divagations de ma facile conquête d’un soir, qui me faisait l’apologie d’un groupe de rap banlieusard analphacon, qui réussi l’impossible exploit d’écrire des « chansons » avec le vocabulaire d’un enfant de 4 ans. Je tentai, à tout hasard de la brancher sur Victor Hugo, elle me dit que c’était un bien joli boulevard. Je tentai une diversion en la branchant sur Céline, elle reconnut qu’elle avait une belle voix. J’envisageai de me tailler les veines avec une corde, après avoir inhalé toutes les réserves de gaz de la région du Languedoc, quand le moment de s’accoupler arriva enfin.
A peine la mince porte du studio refermée, la jeune innocente se jeta sur moi, me fourra la langue dans la bouche, sans doute pour vérifier l’état de ma dentition, et la main exploratrice dans la braguette, histoire de se rassurer sur la qualité de la marchandise. J’eus une surprise lorsqu’elle ôta ses chaussures. Elle perdit 40 cm d’un coup. 1m72 avec, 1m35 sans. Il est vrai que les godillots en question auraient fait pâlir de jalousie le premier « Frankenstein » en noir et blanc venu. 40 cm de semelles, rien que ça, je connais certaines personnes, même affublée d’un handicap lourd qui refuseraient de se chausser de cette façon. Pas elle, puisque c’était à la mode, selon ses propres termes. La suite fut digne de la plus salace des productions pornographiques. Si jeune et déjà si salope ! A la fin de la séance, j’étais usé, vidé, mais pas comblé : lubricité, pas de problème, complicité, néant ! Gourmande mais pas gourmet, ou gourmette, pourquoi pas. Très copieux, mais très fade, comme un couscous bien garni dans lequel on aurait omis les épices. Volumes et performances, c’était sa devise à la mignonne. Tu l’allonges et tu fais tes 8 heures, comme à l’usine, si tu veux pas passer pour un vieil eunuque grabataire.
D’ailleurs, je la trouve vachement ouvrière notre jeunesse : elle mange comme à l’usine, danse comme à l’usine et baise comme à l’usine ! J’avais la désagréable impression d’avoir passé une partie de la soirée dans le tambour d’une machine à laver, dont la commande se serait restée bloquée sur « essorage ». J’étais lessivé ! Je lui promis de la revoir, en espérant que j’aurais quitté la région d’ici là, et elle notai mon numéro sur un carnet d’adresse à côté duquel l’annuaire de la Seine St Denis semblerait aussi vide que les urnes d’un village de haute Corse, lors d’un référendum sur le quinquennat. Je me dis que si tous ces messieurs avaient eu droit à la même séance, cela expliquait grandement son extraordinaire endurance.
Parfois, je me demande si elles ne participent pas à un concours. Il faudra bientôt un ticket d’appel, comme dans nos chères administrations, ou comme chez le boucher, la comparaison est plus juste !
Puisqu’on est à l’heure de l’Europe, je réitérais mon expérience avec une jeune ressortissante d’un pays étranger, la Hollande, en l’occurrence. Afin d’attirer vers moi les innocentes bataves, je me baladais sur le port et fréquentais les bars en arborant un superbe maillot de football aux couleurs de l’équipe de l’Ajax d’Amsterdam. L’effet ne se fit guère attendre, puisque après quelques heures seulement, une petite blonde toute bouclée m’aborda, un sourire éclatant illuminant son visage angélique, et me baragouina quelques phrases dans la langue de Vermeer. Etant peu apte à comprendre ce dialecte inaudible, je répondis « oui » à tout hasard, et nous nous retrouvîmes un quart d’heure plus tard, allongés et emboîtés, pour une séance d’exercice coïtaux, annaux, et buccaux qui auraient fait rougir la plus lubrique des prostiputes. Désolé mes chéries, mais je préfére vos mamans. Leur profond souci de plaire les embellit de jour en jour, mieux, elles tentent de rivaliser avec leurs fifilles, et ça leur va à merveille. La quarantaine, ayant la pudeur de ne pas le montrer, un corps à peine altéré par quelques grossesses, marques du temps qui ne sont pas sans noblesses. J’échangerais sans problème dix Ophélie contre une Claudia (Cardinale, pas l’autre). Offrir des fleurs, faire la cour, savourer un plat fin, arrosé de St Emilion dans un petit restaurant de la vieille ville, avec pour fond musical autre chose que ce brouhaha apocalyptique qui est une insulte à la musique, et pour terminer la soirée, une promenade digestive main dans la main, dans quelque parc citadin désert, à écouter le reposant gazouillis crépusculaire des emplumés. Vient ensuite le moment de se coucher. Sur ce tableau là non plus la jeunesse nympho-ouvrière ne peut pas rivaliser. Vos mamans possèdent l’art de manier les outils, elles ! Elles savent faire monter la sauce au bon moment. Quelle dextérité ! A la fois câlines et travailleuse, alternant accélérations et vitesse de croisière, pour aboutir à un feu d’artifesse à côté duquel Hiroshima ressemblerait à un rot de libellule. Et une fois la séance terminée, elle s’occupe de laver les accessoires, elles font la vaisselle mieux qu ‘avec Paic citron, crois-moi, rien qu’avec la langue, ça suffit ! Tu peux remettre les couverts pour le deuxième service, les ustensiles sont rutilants, mais j’arrête là ça m’excite et je vais encore me tâcher. Depuis quelques temps, je ne sais pas pourquoi, les filles m’évitent. Même les moches ! Même ma main rechigne, prétextant qu’elle a déjà suffisamment donné. Même ma chienne me regarde d’un drôle d’air ! Suis-je victime d’un quelconque sortilège ? Je n’ai pourtant ni sorcière, ni momie dans mon entourage. Je leur propose des sourires, des invitations qu’elles acceptent, mais au moment de combiner nos anatomies respectives, elles se désistent, alléguant qu’elles ne sont pas celles que je crois. Mais que crois-tu qu’elles croient que je crois qu’elles sont ? Des femmes, non ? Et moi un homme, jusqu’à preuve du contraire. Et depuis la nuit des temps, une femme + un homme= « oh, oui, encore c’est bon! Continue ! Ouiiii ! NOOOON ! Pas lààà ! J’ai dit: pas LAAAAAAàààààààààààààà !!!!! ». Depuis la nuit des temps, peut-être, mais pas en ce moment. Alors, j’ai eu une idée : pourquoi ne pas créer les « restos du cul » ? A l’instar de l’entreprise bienfaisante des Enfoirés, qui se charge de remplir les estomacs, pourquoi ne pas appliquer le même concept pour vider les génitoires bondées des laisser pour compte des culs contemporains ? « Pour chaque estomac, un steak, pour chaque bite, un cul ! » Une attestation de mal-aimé serait délivrée par la mairie après une semaine d’abstinence. Nous serions pris en charge par des hôtesses d’accueil bénévoles, j’en connais certaines dans mon entourage qui seraient volontaires. Elles nous remonteraient le moral tout en baissant (avec deux « s » !) notre niveau exédentiel de liqueur vitale, le tout dans une ambiance feutrée et décontractée, propice aux échanges corporels bienfaiteurs. J’en connais qui m’objecteront qu’il existe des filles de joie pour ce genre de tâches. Je leur répondrais que c’est justement pour éviter les tâches que ce type d’association doit être créé. J’en ai parlé à mes draps, ils sont d’accord.
Et puis les filles de joie, c’est pas la joie justement ces derniers temps (et je sais de quoi je parle !). Voilà bien un corps de métier, qui est aussi un métier de corps, qui a bien changé. Disparue la conscience professionnelle. Le travail est souvent bâclé. Il est loin le temps des maisons closes, qui en fait étaient ouvertes à tout le monde, où le personnel mettait du cœur à l’ouvrage et où seul comptait le confort du visiteur. Il en existe encore mais seuls y ont accès ceux qui les ont fait fermer. Crois-moi, la seule solution c’est les « resto du cul ».Je me porte volontaire pour aider à la sélection des hôtesses, bénévolement, bien sûr. Si des mignonnes charitables se proposent pour cette œuvre humanitaire, qu’elles me contactent, je serais ravi de leur expliquer dans le détail le fonctionnement de l’association. Allons, mesdames, un bon geste ! Un peut d’humanité ! Non-assistance à personne en danger de trop plein testiculaire, c’est un délit qui peut vous coûter cher, vous savez ! N’es-tu pas d’accord, lecteur intéressé? C’est pourtant vrai que l’homme est triste sans amour, mais qu’est ce qu’il écrit comme conneries ! Je tiens à préciser que si une telle association, à but non lucratif, était créée, le port du préservatif serait de rigueur, peut-être même une grande marque pourrait nous sponsoriser, histoire de couvrir les frais d’entretien du mobilier et des gentilles hôtesses. Je sais que des esprits fermés, anémiés, biscornus, trouveront à redire, mais moi j’autorise tout, à partir du moment où ça se passe entre adultes consentants, alors faîtes pas chier. Si ces Rmistes de l’intelligence veulent se plaindre, qu’il en référent au pape (je ne mets pas de majuscule à « pape » parce qu’il m’est difficile de mettre en même temps une majuscule et un préservatif ; on peut pas tout mettre à la fois, moi j’ai choisi), je disais donc que les ânes de bénitier aillent se plaindre au pape, je vais d’ailleurs profiter du chapitre suivant pour lui passer une couche, pendant qu’il est encore vivant. Cela fera sûrement grincer quelques dents (surtout des fausses celles qui trempent toute la nuit dans « stéra dent »), mais c’est plus fort que moi ça m’amuse et je ferais très court pour ne pas avoir l’air d’abuser d’un sujet aussi facile et pour éviter les représailles de ceux, dont la philosophie religieuse est de pardonner à ceux qui ne savent pas ce qu’ils font, et c’est mon cas. Alors, on y va, ça va me défouler…….
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